La position en équilibre ( sous entendu - sur les
étriers) etait appelée aussi position
en suspension.
Ce
terme n'est plus à la mode actuellement, pourtant il est
plus
adapté
car le cavalier assis est également en équilibre.
La
position en suspension est la position type du cavalier à
l'obstacle et de
l'équitation d'extérieur.
Cette position n'est pas la même que dans la position haute
du trot
enlevé, quoiqu'en disent certains manuels ! L'encaissement
de la
locomotion du cheval se fait par le jeu souple des articulations basses
: hanches, genoux, chevilles. Le cavalier est un petit ressort
posé sur les étriers.
Historiquement, cette position est découverte par
Caprilli
(1868/1907) lorsqu'il recherche une position économique pour
les
hommes et les chevaux dans l'équitation de campagne. Le
cavalier
en suspension laisse plus de liberté au cheval et intervient
le
moins possible. Cette équitation est perçue comme
plus
naturelle. Les premiers à l'adopter après
l'Italie, sont
les russes, et certains anglo-saxons, mais les grandes puissances
équestres restent réservées : France,
Allemagne,
Autriche-Hongrie.... C'est à partir de 1914 seulement
qu'elle se
répand et devient
la façon de monter à l'obstacle.
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Principes
de Caprilli
- genoux serrés contre les
flancs
- assiette donnée par les genoux et les muscles des cuisses
- corps incliné vers l'avant, surtout dans la
troisième partie du saut |
La révolution caprilliste a l'avantage de rompre
le cordon ombilical avec l'Equitation de manège. Les
recherches
ont continué et la position en suspension est,
depuis,
devenue beaucoup plus souple. Les genoux et les cuisses ne doivent pas
constituer un moyen de tenue car ils nuisent au bon
équilibre du
cavalier.
La bonne
position : comment la juger ? comment la travailler ?
L'étrivière doit rester verticale : ce point est
un des
principaux observables utilisés par les enseignants.
Pour ceux qui ont un bon sens de l'observation, il est possible de
percevoir aussi la fermeture du genou, la contraction partielle du
cavalier dans ce cas.
Pour faire travailler ses articulations au cavalier,
l'enseignant se sert d'une série de barres au sol ou
de cavaletti, et les fait passer dans
différents
équilibres au trot :
- position en équilibre 2 points
(position 1),
- position debout sur les étriers le talon descendu
(position 3),
- debout sur les étriers sur la pointe des
pieds...
Ces deux derniers exercices permettent de bien sentir les
flexions de la cheville. Même pour un cavalier qui ne saute
pas,
la prise de conscience de l'existence et du fonctionnement de cette
articulation est bénéfique. On voit trop souvent
des
cavaliers trotter enlevé en prenant appui sur les genoux, le
bas
de jambes est fixe ou pas, inerte ou accroché, mais
ne peut
plus jouer son rôle.
Attention au dernier exercice, sur la pointe des pieds, où
le
blocage du genou est très fréquent, surtout si le
cavalier ne tient ni la crinière, ni un collier. Le serrage
du
genou entraine le recul du bas de jambes (position 2) :
dans le cas d'un jeune cavalier, il va perdre l'équilibre et
tomber sur l'encolure, dans le cas d'un cavalier confirmé il
compensera avec ses adducteurs (cuisses) mais bloquera dans une
certaine mesure la locomotion du cheval (en croyant parfois
l'alléger, en plus !)
Un autre exercice consiste à faire varier les positions sur
le plat, en se concentrant sur la fixité de la jambe
(souplesse et efficacité). Le cavalier se met en
équilibre 2 temps de suite au trot, ou deux
foulées au galop, par simple fermeture et ouverture des
genoux. Au fur et à mesure, le cavalier doit pouvoir
conserver ses aides lors du changement de position et sans effort
supplémentaire. Le cavalier souple passe d'une position
à l'autre, amortit, compense, annule les variations
susceptibles de gêner son efficacité.
Le genou
: le nerf de la guerre ?
Avec des étriers raccourcis, indispensable pour monter en
suspension, le cavalier perd en solidité
latérale. Masse transporté par une autre masse,
il subit les effets de l'inertie. En équitation rapide
(sauts d'obstacles, cross), au cours de laquelle le cheval peut avoir
des mouvements imprévus et imprévisibles, la
simple assiette ne suffit pas, comme en manège. Il faut un
fort moyen de tenue pour éviter de tomber lors des
écarts, refus, et autres dérobades. Ainsi, mais
en de très rares occasions, le cavalier aura besoin de
fermer les genoux sur son cheval pour assurer sa stabilité.
Lire aussi :
Les
muscles en fonction dans l'assiette
Les
moyens de tenue
L'assiette
L'assiette
légère par Helga Muller
Bibliographie :