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Moyen de tenue 
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L'équitation est un sport d'équilibre : assis à
califourchon sur un animal en mouvement, le débutant se heurte
à des problèmes d'équilibre, pour rester sur
l'animal, pour se stabiliser aux différentes allures et lors des
changements de direction.
Les deux moyens de tenue du cavalier sont les mains et les jambes.
Or, ces deux parties du corps sont des aides pour communiquer avec le
cheval. Si le cavalier s'en sert pour tenir sur le cheval il ne peut en
être le pilote.
Le premier objectif est donc que le cavalier trouve une aisance du bas
du corps pour trouver son équilibre : soit dans sa selle par
l'intermédiaire de l'assiette, soit sur ses étriers en se
servant de ses jambes décontractées pour y mettre son
poids dans les talons.
Toute contraction engendre une raidissement du bas du corps qui se
traduit par le serrage des cuisses et surtout des genoux. Dans ce
cas, en croyant mieux s'accrocher avec ses jambes, le cavalier perd en
fait totalement son équilibre et pivote autour de son genou
serré, le haut du corps vers l'avant (tendance à se
recroqueviller) et le bas de jambe vers l'arrière, aboutissant
presqu'immanquablement à une chute sur l'encolure ou par dessus
l'encolure/épaule du cheval.
La progression du cavalier est jalonnée par des objectifs
croissants, dans lesquels est autorisé le recours à un
moyen de tenue. De plus en plus d'habiletés doivent être
accomplies sans se tenir. Les différentes étapes
sont :
- Galop 1 : s'équilibrer assis au pas, et au trot enlevé, sans moyen de tenue.
- Galop 2 : s'équilibrer au trot et au galop sur les étriers, sans moyen de tenue
- Galop 3 : s'équilibrer sur les étriers au trot y compris lors de changements de direction, genoux désserrés; s'équilibrer sur les étriers sur des sauts au galop sans moyen de tenue; s'équilibrer assis au galop jambes relachées.
Galop 4 : s'équilibrer au trot assis jambes relachées; s'équilibrer sur les étriers aux trois allures, étrivières verticales
Le galop 4 valide un
niveau où le cavalier est à l'aise aux 3 allures et en
sautant sans moyen de tenue avec les jambes. Le relachement de la jambe
est toujours perfectionné par la suite, et c'est la
disponibilité du haut du corps qui est recherchée.
Galop 5 : cavalier en phase avec son buste lors des sauts, disponibilité du haut du corps en terrain varié
Galop 6/7 : Redressement du haut du corps dans le travail assis, disponibilité du haut du corps dans les différents équilibres
La main peut rester assez longtemps un moyen de tenue à partir
du moment où elle ne s'accroche pas aux rênes
(préserver la bouche de la monture) et n'empêche pas le
fonctionnement du reste du corps (décontraction, orientation).
Ainsi, pendant de nombreuses séances du travail de l'assiette,
le cavalier pourra se tenir au pommeau de la selle (poignée des
bardettes pour poneys, crinière à cru, alliance
attachée sur les boucles avant de la selle) afin de rechercher
une totale décontraction de la jambe sans étriers puis
avec. Si l'enseignant demande à son élève de
lâcher la poignée avant qu'il ne soit prêt, il
risque de former un cavalier accroché avec ses jambes, et donc
avec une assiette médiocre. Lors du travail sur les
étriers, il faut viser le déserrage des genoux, les mains
peuvent être juste posées sur l'encolure du cheval, ou
bien tenir la crinière, un collier, ou une
étrivière. Une fois que le cavalier a acquis suffisamment
de souplesse dans sa cheville et senti comment gérer son centre
de gravité (son équilibre) il pourra libérer ses
mains pour s'en servir lors de changements de direction, sans pour
autant serrer les jambes. Tout cela prend du temps, et pas le
même temps pour tous.
Le moyen de tenue sur un cheval joyeux, rétif ou non formé.
Il est toujours le même : les mains par
l'intérmédiare d'un collier pour ne pas porter atteinte
à la bouche du cheval, du moins, pour éviter toute
intervention incontrôlée sur celle-ci. Ainsi, il n'est pas
rare de voir des professionnels sans aucun souci d'équilibre
s'équiper d'un collier (une étrivière fait souvent
l'affaire) lors de débourrage et éducation de jeunes
chevaux. Tout en maintenant cet accessoire, le cavalier confirmé
peut conserver une décontraciton de tout le corps et doser ses
mains avec des actions très modérées de ses
doigts, ce qui lui permet de communiquer malgré tout. Le collier
permet d'être sur, presque à 100%, de contrôler
toutes les actions du cavalier vers le cheval : rester neutre sans
gêner, intervenir en dosant, l'équilibre n'étant
pas mis en péril par les mouvements incohérents du
cheval.
Lire aussi :
L'assiette
Les mains
Les jambes
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