Encadrer une équipe, ce n’est pas simplement répartir des tâches.
L’encadrement implique également de former, de faire progresser, de réguler les tensions, de protéger le cadre collectif, en somme de créer les conditions dans lesquelles chacun peut évoluer avec sécurité, motivation et efficacité.
L’Homme de Cheval exerce exactement ces mêmes fonctions.
Quand il est responsable d’une écurie, d’un cheptel ou d’une entreprise, il encadre un ensemble vivant : chevaux, humains, et tout l’environnement souvent invisible des fournisseurs et prestataires.
Il sécurise, il ajuste, il permet.

© LGG
Ni le cheval ni l’équipe ne cherchent la perfection. Ils cherchent un cadre fiable.
Ce que nous faisons naturellement avec un cheval “difficile”, nous hésitons à le faire avec un humain.
| Avec un cheval | Avec un salarié |
| Nous investissons du temps. • Nous corrigeons sans humilier. • Nous reprenons sans juger. • Nous accompagnons la progression. |
• Nous évitons. • Nous espérons que cela se réglera seul. • Nous subissons jusqu’à la fin du contrat. |
Quand le cheval est difficile, on s’investit. Quand l’humain l’est, on baisse les bras.
Et pourtant, les besoins fondamentaux sont identiques : patience, cadre, confiance, cohérence, reconnaissance.
L’humain juge, interprète, se sent jugé. Il peut contester l’autorité, discuter les consignes, remettre en question le cadre.
En réalité, le cheval aussi peut contester.
Mais avec l’humain, nous redoutons le dérapage durable : la rancœur, la rancune, la détérioration de la relation.
Là où le cheval, une fois le cadre clarifié, repart souvent sur une page blanche.
Il présente des zones floues, des incohérences, parfois des failles que l’équipe identifie et utilise.
Des postures moins rigoureuses nuisent à la cohérence globale et complexifient la situation.
Un cavalier qui laisse s’installer un mauvais comportement rend son cheval difficile, parfois dangereux pour les autres.
Recadrer après avoir laissé faire n’est jamais simple.
Mais cela s’apprend.
Nos frustrations, nos agacements, nos blessures doivent être régulés avant d’intervenir.
Avec les chevaux aussi, l’émotion existe.
Mais celui qui intervient sait qu’il doit d’abord retrouver calme, empathie et cohérence pour être efficace.
| Les chevaux “compliqués” Réformés, blessés, peu éduqués. Ils bousculent, testent, ne savent pas. On leur apprend à faire confiance. On guide, on sécurise, on félicite les progrès. On reprend de temps en temps, sans juger. Résultat : des chevaux fiables, calmes, capables de travailler avec des cavaliers moyens. | Les équipes “compliquées” Saisonniers. On laisse faire, on attend que la saison passe. Pas de relation, pas d’accompagnement. Fin de contrat = fin du problème. Les “bons” s’épuisent, les “mauvais” s’enlisent. Résultat : instabilité, démotivation, Absence de culture commune, perte de qualité. |
| Cheval — On investit du temps, on corrige, on soutient. | Équipe — On investit du temps, on forme puis on évite le conflit, on subit. |
| Cheval — On crée la confiance et la sécurité. | Équipe — On crée l’indifférence, l’injustice, le malaise |
| Cheval — On observe, on ajuste. | Équipe — On juge, on étiquette. |
| Cheval — On vise la progression. LONG TERME | Équipe — On attend la fin de la saison COURT TERME |
| Avec le cheval, on sait qu’il ne triche pas. On prend la responsabilité de ce qu’il devient. | Avec l’humain, on oublie que la relation se construit. On croit que c’est à l’autre de s’adapter. |
| Le cheval devient fiable quand il se sent compris. | L’équipe devient fiable quand elle se sent considérée |
| - un cadre clair et bienveillant, - une communication cohérente, - le droit à l’erreur et la reprise constructive, - l’entretien régulier de la relation, - la reconnaissance du progrès. (-L’amour) | ? |
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