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Place de la sensation dans l'enseignement

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Qu'est ce que la Sensation
:
1/ impression perçue directement par les organes des sens.
2/ état qui résulte d'impressions
perçues.
3/ forte impression.
Les sens
:
les cinq sens : l'ouïe, la vue, le toucher, l'odorat, le
goût.
le sixième sens : l'intuition
Les autres sens :
- la proprioception : ensemble de récepteurs assurant la
perception de la position et du mouvement des parties du corps.
- le sens kinesthésique : appréciation des
positions et
des mouvements des membres en fonction des récepteurs
proprioceptifs.
- l'équilibration : adaptation permanente du corps,
au
repos comme en mouvement, aux lois de la gravitation par une juste
répartition des tensions musculaires et du poids des
membres,
afin de maintenir la projection du centre de gravité dans le
plan des points d'appui.
- le sens haptique : modalité sensorielle
associés aux
récepteurs cutanés, musculaires, tendineux et
articulaire
à l'exclusion de la vision. (aveugle)
...
Quelques utilisations des sens en
équitation :
- La vue : le cavalier débutant est hypnotisé par
le
mouvement des oreilles du cheval. Si on lui demande de fermer les yeux,
il sent que le dos du cheval lui fait balancer son bassin et jambes,
alternativement de droite à gauche. Le regard doit aider au
contrôle de la direction et des
évènement
extérieurs (vision panoramique). Il peut parfois servir au
contrôle de la position.
- L'ouïe : le son des battues permet un renseignement sur la
locomotion du cheval (allures,irrégularités,
boiteries...)
- Le toucher : Ce sont l'ensemble des capteurs du corps.
L'équitation est une pratique corporelle, l'apprentissage
d'une
attitude et d'un langage corporel. La prise d'information et la
communication se fait par le corps, ce qu'on appelle les aides :
jambes, mains, et aussi l'assiette, ce troisième oeil qui
permet
de savoir sur quel diagonal on trotte, sur quel pied on galope sans
utiliser les yeux, ou encore, détermine le temps d'action de
la
jambe d'impulsion dans l'épaule en dedans...
" Le cavalier qui sent son cheval,
juge, en quelques minutes, quel est son degré
d'éducation, et en tire aussitôt tout le parti."
Baucher.
La difficulté pour
l'enseignant est de savoir ce que l'élève
perçoit comme sensation.
Les sensations sont
difficilement mesurables et quantifiables. L'enseignant
ne peut qu'interpréter le comportement de
l'élève
par ses réactions, et parfois, les réactions du
cheval.
Le débutant est
très déstabilisé et secoué
: il ressent
énormément de choses dans son corps au niveau de
la locomotion du
cheval.
Au fur et à mesure de sa progression, il se stabilise et
communique en faisant le tri des sensations positives et
négatives.
Il sent ce qui se passe sous lui, analyse, réagit,
régule, coordonne ses aides en tenant compte du
fonctionnement
locomoteur du cheval.
Il est très important
que la
cavalerie soit dressée correctement afin de communiquer des
sensations justes aux élèves.
Certaines notions équestres sont,
en effet, basées sur des sensations difficiles à
définir tant que le cavalier ne les a pas vécues
ni ressenties :
"train" en complet (cross),
place de la foulée à l'obstacle, impulsion dans
les piaffers ou passage, tensions, équilibre, cessions...
L'enseignant doit apprendre
à l'élève à ressentir et
analyser ses sensations. Il
développe son éducation neuro-sensorielle en
affinant
sa perception et l'analyse de ce qu'il ressent au cours du travail aux
trois allures, en utilisant un ensemble de mises en situations
adéquates.
- sentir quel
postérieur avance au pas
- sentir et suivre les trois allures
à la longe (voltige)
- manier les rênes ou les
guides, communiquer avec la bouche du cheval (contact moelleux)
- reconnaitre sur quel pied on galope
par le
mouvement du bassin (sans regarder) : assis ou en équilibre
- savoir sur quel diagonal on trotte
sans regarder (trot enlevé)
- savoir doser finement les actions des
mains pour obtenir une cession de nuque ou de machoire.
- savoir varier les
différents
équilibres de son cheval (effectuer une figure de
dressage, aller sauter, abordr une
difficulté en
terrain varié)
- combiner ses aides pour obtenir des
mouvements subtiles : équilibre, cadence, impulsion,
rassembler
- ...
La sensation et l'équitation sont indissociables.
C'est le tact
équestre :
- le contrôle permanent de sa propre
assiette et de ses aides;
- le contrôle de la
perméabilité, de l'impulsion et de l'attention du
cheval.
Guidé par son tact, le cavalier doit savoir quelles aides
employer, avec quel degré, s'il faut les renouveler ou bien
si
le but est atteint.
Ce tact, on ne peut l'acquérir que par soi-même.
Les
autres (l'enseignant) ne peuvent que le stimuler, le favoriser par des
explications judicieuses, par l'appel au contrôle personnel (auto-évaluation),
par le choix des leçons et par la façon dont
elles sont exécutées et
contrôlées (feed-back).
La technique permet une utilisation juste du potentiel d'un
cheval. Mais le cavalier doit être plus encore : "une antenne
corporelle à
l'écoute du moindre signal diffusé, sous lui, par
la
source émettrice."
Le meilleur instructeur dans ce
domaine est le cheval. Il relève
patiemment et inlassablement les erreurs et les fautes de son cavalier.
Bibliographie
:
Profession : Instructeur d'Equitation - Jean-Pierre
Guiotat
Equitation : La Formation du cavalier - Le Dressage du cheval de MUSELER
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