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Définition :
changement d'état, passage à un degré supérieur, amélioration
La cavalier a une notion de ses progrès quand il arrive à
résoudre des problèmes qu'il n'arrivait pas à
solutionner avant. Son comportement s'est modifié grace à
ses acquisitions, il est passé d'un état A à un
état B. On peut mettre en parallèle un niveau de
départ et un niveau d'arrivée, l'apprentissage se situant
entre les deux niveaux.
Le progrès n'est pas un phénomène linéaire,
constant et régulier. Le cavalier évolue en restructurant
des connaissances antérieures, pas en les additionnant. A chaque
nouvel apport, l'élève réorganise et
développe sa structure initiale de compétence. Chaque
connaissance supplémentaire remodèle entièrement
la structure de base.
En équitation, la progression est découpée selon
plusieurs fils conducteurs, reliant les apprentissages de bases, des
apprentissages intermédiaires et des apprentissages terminaux.
C'est ce découpage que l'on retrouve dans les brevets
fédéraux (galops), qu'ils soient montées,
d'attelage, de pleine nature ou de horse-ball.
Pour l'enseignant :
Faire progresser est l'objectif de tout enseignant.
Il semble pourtant à notre époque (début XXI°)
que l'objectif soit "d'occuper" le temps.
Le rôle de l'enseignant, (laissons tomber l'animateur), est de
concevoir et d'organiser une progression par un découpage
minutieux, afin d'aboutir à un enchainement logique d'exercices
simples avec accroissement linéaire des difficultés et de
l'intensité. La qualité de cette progression aboutit au
progrès de l'élève.
Ce travail exige bein evidemment une évaluation de départ, dite évaluation prédictive.
Elle peut se faire sur les diplomes acquis (numéro de galop)
mais la validation de ces diplomes est devenue assez peu fiable. Elle
peut également se faire sur observation de
l'élève. Les motivations et les possibilités de
l'élève sont importantes pour établir le programme
de formation, elles doivent faire partie de l'évaluation.
Le programme établi, le cavalier suit différentes étapes. Des évaluations successives appelées formatives, permettent
de vérifier du bon déroulement de l'évolution, et
réajuster le programme si nécessaire.
Enfin, une évaluation finale, sommative, permet de formaliser la notion de progrès, par l'obtention d'un diplôme par exemple.
Ce qui fait progresser l'élève : c'est la
difficulté de la tache, elle doit être bien choisie.
L'enseignant individualise son enseignement pour s'adapter à
chaque élève d'une même reprise.
Pour l'élève :
Sa capacité à réaliser des exercices augmentera
ses compétences et son niveau d'expertise : on dit que le seuil
d'incompétence recule.
A partir d'un haut niveau de compétence, c'est le
changement de cheval qui permet de progresser. Le progres est facteur
de satisfaction, et participe grandement à la motivation
intrinsèque, d'où le développement de la
pédagogie de la réussite.
Seul l'élève impliqué peut progresser : c'est lui
qui fait des choix, dans l'investissement matériel (finances et
temps), affectif (prender sur le temps d'autres occupations) et
physique (par rapport à sa fatigue ou ses blessures).
On n'est jamais à l'abri d'un évenement qui amène la stagnation ou même la regression :
- peur
- arrêt de la pratique pour diverses raisons
- croissance
Chacun progresse à son rythme en fonction de sa
personnalité, de son vécu, de son potentiel physique et
mental.
L'enseignant doit permettre à tous de progresser, rendre
accessible la pratique, appliquer de nouvelles méthodes pour
faciliter l'apprentissage.
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