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C'est donc ça ! 
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J'avais commencé ce billet d'humeur en feintant de
découvrir avec innocence non pas le métier de moniteur
mais le modèle humain de celui-ci. Le monde équestre
n'est pas en reste, loin de là, ce qui m'amène à
compléter cette description des différentes
expériences vécues.
Commençons donc par le moniteur !
Un "mono d'équitation" est donc quelqu'un qui n'a aucune
considération pour l'autre : le néophyte, le
débutant,
l'étranger au monde du cheval, voire même parfois le
cheval lui-même, à se demander où sont les
motivations qui l'ont amené à faire ce métier.
Croyant tout savoir, il n'a malheureusement que quelques connaissances
pas vraiment pointues et ce, dans un seul domaine, le sien, dont il ne
faut pas le sortir : vous risqueriez de vous rendre compte qu'il est
stupide, en tout cas inculte.
Le moniteur d'équitation s'amuse beaucoup à railler le
néophyte, simplement parce qu'il n'entend rien au monde
équestre. Au lieu de jouer son rôle de formateur,
d'aide, d'intermédiaire entre le cheval et le (futur)
cavalier, il critique bêtement et méchamment le
débutant, lui reprochant de ne pas être encore
à son niveau et de ne rien comprendre. Imaginez si les
instituteurs apprennaient aux enfants à lire en leur demandant
déjà de tout savoir avant la première leçon
!!!
Avec son statut d'ignorant, le pauvre débutant sert à la
fois de
porte-monnaie, à la fois de bouc-émissaire. Il doit avoir
du courage pour perséverer dans ce sport et dépasser les
premiers niveaux : soit il abandonnera le monde équestre, soit
il fuira les clubs et leurs moniteurs, soit il deviendra à son
tour un grand "criticateur" devant l'éternel. Quant à
celui qui ne viendra que pour faire une rencontre "nature" avec le
cheval, il se fera insulté dès le dos tourné,
rapport
à l'expression favorite du moniteur d'équitation qui dit
que ses chevaux font du "traine-couillons".
Le moniteur d'équitation juge même parfois le QI de ses
élèves sur les fatales questions bêtes de
départ, ou sur la peur de
celui qui fait l'effort d'accompagner ses enfants.
Ceux qui ne crient pas au milieu de la carrière ne sont donc pas
forcément plus humains que ceux qui montrent leur vrai visage.
Où est l'empathie ? Où est la pédagogie ? Leurs
compétences techniques étant encore une autre
histoire...Certains n'hésitent pas, en effet, à leurrer
leurs élèves en baratinant des excuses et des
explications sans queue ni tête, finissant par croire
eux-mêmes à leurs aneries.
Regardez, écoutez ce cavalier qui, bénévolement,
naïvement, maladroitement, explique pourtant mieux que le moniteur en titre (et quel titre !),
conseille plus passionnément que lui ...Honnêteté
évidente de ce cavalier délivrant, partageant, ses
petits apprentissages par amour du cheval.
Se remettre en question ? Surtout pas ! Moqueurs et arrogants, lourds
sur les protocoles de politesse, ils distillent une
mauvaise ambiance palpable dans leur manière d'être et de
faire. Les pires sont ceux qui croient avoir un petit club bien
familial, bien convivial, où ils règnent pourtant en
despote. Ils ne gardent leurs clients (abandonnons l'idée que
certains veuillent être "élèves" dans ces
structures) que grâce à la sincerité d'autres
membres de leurs équipes, leurs salariés et même
parfois leurs parents, qui ont plus de savoir vivre et de respect et
qui fidelisent plus surement.
Moniteurs d'équitation, je vous souhaite d'avoir à débuter un autre sport avec un prof tel que
vous, qui se moquera de vous ouvertement et sournoisement, pour chacune de vos questions et pour chacun de vos essais-erreurs.
Moniteurs d'équitation, penser que je fais partie de cette "corporation" me donne parfois envie de vomir.
Les propriétaires d'écuries ...
Eh bien parlons-en !!! Il y a un sacré problème de cadre
législatif à propos des écuries,
établissement privé où n'importe qui peut faire
n'importe quoi. Là où pour tout autre sport, le mouvement
associatif et la participation de l'état permet de limiter les
dégâts, bonjour les écuries, au secours la SPA
parfois ! C'est le monde équestre !
De celui qui ne nourrit pas les chevaux au pré l'hivers (pas
même du foin), à celui qui propose des prestations
inadaptées voire dangereuses (paddocks en cailloux et morceaux
de verres, carrière de travail avec débris, herse
parqué sur la carrière...), on voit de tout : l'un envoie
paitre les cavaliers qui aimeraient que la carrière soit
entretenue pour travailler ("allez vous promener si la carrière
ne vous plait pas"), l'autre qualifie ses clients de traitres quand ils
annoncent qu'ils partent avant que l'écurie ait signé le
contrat de vente et ne soit démolie, un autre débite tout
le mal possible sur un de ses clients au premier venu dans son
écurie...
Et la liste va certainement s'allonger.
Le cavalier...
J'y peux rien, le cavalier, mais certains d'entre eux sont quand même loin d'être cavalier dans l'âme.
Avoir des objectifs qu'on ne comprend pas soi-même, c'est s'attacher aux apparences, toujours trompeuses.
Ne pas vouloir entendre les explications et comprendre son propre
objectif amène forcément à l'échec de
toutes les méthodes, au gachis de tout investissement d'une
tierce personne, et bien souvent au malêtre physique et psychique
du cheval.
De là à ne pas assumer son incompétence et faire
un procès à son enseignant pour cheval blessé, il
n'y a qu'un pas ! Ca existe, et quand le cavalier est fier de vous
raconter qu'il a "collé" deux procès à deux
instructeurs réputés, on ne se demande plus pourquoi la
propriétaire de son écurie actuelle dit autant de mal de
lui !
Le personnel d'écurie...
Il s'appelle palefrenier-soigneur...Pourquoi le deuxième
terme ? Ils sont pour la plupart d'entre eux complètement
aveugles aux problèmes importants et visibles de loin : boiterie
grave visible au repas quand le cheval se déplace (cheval au
pré), problèmes de communauté dans les groupes de
chevaux au pré (chevaux se faisant littéralement
éjectés du pré en détruisant les clotures),
allergies à la paille déclanchant des réactions
sérieuses (cheval au box) ...
Les problèmes se résolvant souvent par une fermeture des
volets au box, ou des yeux au pré. "Pas vu, pas pris"... devient
"Pas vu, pas à soigner, boulot en moins". Quelle conscience
professionnelle !
Sans s'étendre sur les coups de fourche maladroits qui blessent
les chevaux, ou bien encore sur le langage verbal brutal, on peut
encore citer le manque de précautions dans le
périmètre des aires de travail pendant les leçons
: désherbage/bricolage bruyant ou apeurant, tour en quad avec le
petit cousin le long des carrières lors des premières
sorties des poneys, autres bruits et balayages inopportuns
balançant des nuages dans le passage des chevaux... Tout un
monde en délicatesse auquel on ne peut rien expliquer :
ça se fâche et ça a toujours raison.
Sortez de votre statut, redevenez des humains ... à moins que le
monde équestre ne soit en fait que le reflet de
l'humanité ?
Quel désespoir !
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